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Paris Match |
L’œil bionique : un immense espoir pour les malvoyants (Photo d'illustration) Getty Images

Le Pr José-Alain Sahel1, le Dr Yannick Le Mer2, et Khalid Ishaque3 commentent les progrès d'un dispositif capable de restaurer une vision chez les malvoyants.

Paris Match. Comment fonctionne la rétine ?
Pr José-Alain Sahel. La rétine est une membrane neurosensorielle située au fond de l’œil, capable, via des cellules appelées photorécepteurs, de détecter la lumière, de transformer un signal lumineux en signal électrique, de le coder puis de l’envoyer dans la région du cerveau pouvant le décoder et le matérialiser en vision.

Quel est le but des systèmes de vision Pixium et quel en est le principe technologique ?
J.-A.S. L’objectif est de restaurer chez ceux qui ne sont pas nés aveugles mais le sont devenus une certaine vision dont ils ont la mémoire. Leur rétine est abîmée, mais pas leur nerf optique, ce qui permet de transmettre des informations visuelles au cerveau. L’approche technologique consiste à réveiller la rétine par des implants qui lui envoient des stimulus via un circuit connecté. Celui-ci comprend, dans sa version la plus récente, des lunettes munies d’une mini-caméra, qui saisit l’environnement visible ; également un ordinateur de poche, qui reçoit les signaux vidéo de la caméra ; un système laser infrarouge (IR) porté par les lunettes mais dirigé vers la rétine, qui reçoit les messages de l’ordinateur et les traduit en signaux IR ; enfin des implants rétiniens, qui captent ces signaux et vont stimuler la rétine. Les implants peuvent être placés à la surface de la rétine (système Iris), pour activer le nerf optique, ou bien sous la rétine, à l’endroit où étaient les photorécepteurs perdus, pour stimuler les cellules rétiniennes (système Prima). Cette dernière approche serait plus performante en termes de qualité de perception visuelle que celle d’Iris.

A qui votre technologie s’adresse-t-elle ?
J.-A.S. Les implants en surface de rétine sont indiqués pour les formes avancées (cécité totale) de rétinite pigmentaire : une maladie génétique qui détruit les photorécepteurs et touche dans notre pays 40 000 personnes environ. Le système Prima s’adresse aux cas évolués de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dite sèche ou atrophique, pour laquelle aucun traitement n’existe. Dans la DMLA – 1,5 million de personnes en France dont 20 % atteintes de la forme sèche – la vision périphérique est conservée, mais la vision centrale est altérée, ce qui gêne, voire empêche la lecture et la reconnaissance des visages.

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La tolérance à ces implants s'est révélée très bonne

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Le premier dispositif Iris a été implanté chez l’homme. Avec quels résultats ?
Dr Yannick Le Mer. Le système Iris a été testé chez 10 patients souffrant de rétinite -pigmentaire avec cécité, au prix -d’une intervention de deux heures trente à trois heures ; 150 microélectrodes ont été implantées sous anesthésie générale à la surface de la rétine des sujets. Leur durée de fonctionnement n’a pas toujours été aussi longue que prévu, mais la tolérance à ces implants s’est révélée très bonne. Une certaine vision utile dans la vie quotidienne a été restituée, au prix d’une rééducation de trois à six mois permettant aux implantés de distinguer des formes. Ainsi, ils verront une poignée sur une porte si le contraste est net, ou les marches dans un escalier.

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Prima, plus récent, est-il plus performant qu’Iris ?
Y. Le M. Chez l’homme, son bénéfice reste inconnu. Mais les études animales ont permis d’estimer qu’il devrait assurer une meilleure définition qu’Iris, d’autant mieux qu’il est positionné sous la rétine, donc plus proche du circuit physiologique “résiduel”. Il est sans fil, sous forme d’une puce de 378 microélectrodes, implantable en une heure sous anesthésie locale.

Un essai clinique chez l’homme vient d’être autorisé avec Prima. Qu’attendez-vous de cette première mondiale ?
Mr Khalid Ishaque. Qu’elle confirme la sécurité de la technique, restaure une partie de la vision centrale des patients et promeuve une étude européenne de validation finale pour préparer sa mise sur le marché.

1. Directeur de l’Institut de la vision à l’hôpital des Quinze-Vingts et chef de service à la Fondation Rothschild, Paris. 2. Chirurgien de l’œil, Fondation -Rothschild, Paris. 3. Directeur de Pixium Vision France.

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